Comment faire des feintes en boxe anglaise?

Les feintes en boxe, c’est comme le bluff au poker. Elles font partie de l’arsenal offensif que vous vous devez de posséder. Quelles sont les différents types de feintes et comment les appliquer? C’est ce que nous allons explorer ici.

Pourquoi faire des feintes?

Surcharger d’informations l’adversaire

Premièrement, les feintes vont créer chez votre adversaire une surcharge d’informations. Il ne saura jamais si vous êtes en train de feinter ou non, ce qui créera chez lui un état d’alerte permanent. Et quand on se prépare à prendre un coup, on arrête de respirer. Grâce à un bon jeu de feintes, on peut littéralement épuiser un adversaire sans lui porter le moindre coup. 

Créer une faille dans la garde

L’autre avantage est la possibilité de créer une faille dans la garde. On peut se servir des feintes pour observer les réactions de l’adversaire: “quand je fais tel coup, il a tendance à se découvrir à tel endroit”. Il ne reste plus qu’à le sanctionner pour ça.

Le coup que l’on ne voit pas venir, c’est le coup qui met KO. Feinter, à fortiori avec des gros gants de boxe, peut servir à masquer la vue de l’adversaire et à le frapper sans qu’il puisse anticiper le coup.

Garder une attitude offensive

Une des pires choses que l’on peut faire en combat est de montrer des signes de faiblesse. Montrez un signe de fatigue, un manque de volonté, votre adversaire s’engouffrera dans la brèche. 

Vous êtes trop fatigué pour envoyer des coups? Même sans frapper, continuer à faire croire que vous allez attaquer peut vous donner un temps de répit tout en donnant l’impression d’être actif. Attention tout de même à ne pas trop user de cette tactique. On ne vous croira plus.

Les différents types de feintes

feintes boxe

Il existe tout un tas de feintes possibles, autant qu’il existe de combinaisons. Plutôt que de vous perdre dans des explications à rallonge, je vais catégoriser les feintes en fonction d’un critère essentiel : la distance parcourue par le faux coup. 

Parce que oui, faire une feinte c’est faire un faux coup. Mais jusqu’où pousser le mensonge? Comme au poker, pour bluffer, on est pas obligé de faire tapis à chaque fois. Parfois, une petite relance suffit.

On part du principe qu’un coup qui touche la cible représente 100% de la distance à parcourir.

Le micro-mouvement (5-10%)

Ce type de feinte sert à perturber un adversaire avec un moindre coût en énergie. On ne fait que simuler le début du mouvement. Pour être efficace et que la feinte soit perçue comme un danger, il faut mettre de l’énergie dans ce micro-mouvement. 

Un boxeur expérimenté pourra aisément épuiser un novice rien qu’avec des feintes, pratiquement sans donner de coup. L’affaire se complique face à un boxeur du niveau supérieur. Plus il sera expérimenté, moins il mordra à vos feintes. 

La feinte qui s’arrête à mi-parcours (50%)

Généralement, cela sert à mettre le même coup derrière. Exemple type : feinte de jab suivie d’un vrai jab.

La feinte qui ressemble à un coup (90%)

Cette fois-ci, on simule le coup presque jusqu’au bout pour s’arrêter à quelques centimètres de la cible. Quel intérêt me direz-vous? Le temps que vous allez gagner pour mettre un second coup. Il ne s’agit certes que de quelques dixièmes voire centièmes de secondes, mais ce sera peut-être suffisant pour rentrer dans la garde. 

L’autre avantage est que vous allez masquer la vue de votre adversaire : si vous le touchez, le KO est possible.

Le coup qui change de cible au dernier moment (100%)

Ça semble très bête mais ça marche, surtout si on a mis plusieurs coups identiques auparavant. Vous venez de mettre deux jabs à la tête d’affilée? Votre prochain coup sera un jab au plexus. La feinte de crochet gauche transformée en véritable coup au foie fait des ravages.

Important : Pour que le piège fonctionne, il faut que la première phase des deux coups soit exactement la même. 

Les erreurs à éviter

Trop feinter

À un moment ça va se voir. Le but de la feinte est de forcer une réaction de votre adversaire. Si il ne réagit plus à vos feintes, vous allez gaspiller votre énergie pour rien

Ne pas mettre assez d’intention

En particulier si vous faites un micro-mouvement, ce dernier doit être énergique pour qu’on y croit.

Feinter pour feinter

Encore une fois, la feinte doit avoir un but précis. Inutile de créer des failles si vous n’en profitez pas derrière. 

Feinter toujours de la même manière

Vous pourriez être pris à votre propre jeu. N’oubliez pas que vous aussi on vous observe. Quand vous feintez, fatalement, vous ouvrez une brèche dans votre garde. Ne vous faites pas contrer bêtement.

Feinter seulement avec le bras

Quand on donne un coup, c’est tout le corps qui travaille, de la tête au pied. Par conséquent, pour simuler un coup, il faut aussi simuler cette réaction en chaîne.

Bonus : ma feinte préférée

La feinte de direct du bras avant au corps qui finit en crochet du gauche à la tête. Elle passe pratiquement à tous les coups contre n’importe quel type d’adversaire. L’essayer c’est l’adopter.  Exemple de réalisation parfaite du maître en la matière, Roy Jones Jr (1:24 a 1:32): 

https://www.youtube.com/watch?v=nR3qbQeo8nY

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